LYRICS
作曲 : Hector Berlioz
Allons, il est trop tard!
Quel est cet homme?
Un sot.
Un ami.
Son regard
Me déchire le cœur.
Sans doute je dérange...
Qui t’a permis d’entrer?
Il faut sauver cet ange!
Déjà tous les voisins, éveillés par nos chants,
Accourent, désignant la maison aux passants;
En raillant Marguerite, ils appellent sa mère.
La vieille va venir...
Que faire?
Il faut partir!
Damnation!
Vous vous verrez demain; la consolation
Est bien près de la peine.
Oui, demain, bien-aimé!
Dans la chambre prochaîne
Déjà j’entends du bruit.
Adieu donc, belle nuit
À peine commencée!
Adieu, festin d’amour
Que je m’étais promis!
Partons, voilà le jour!
Te reverrai-je encor,
Heure trop fugitive,
Où mon âme au bonheur allait enfin s’ouvrir!
Holà! mère Oppenheim, vois ce que fait ta fille!
La foule arrive.
L’avis n’est pas hors de saison:
Un galant est dans ta maison...
Hâtons nous de partir!
... Et tu verras dans peu s’accroître ta famille.
Holà!
Ciel!
Holà!
Ciel! entends-tu ces cris?
Devant Dieu, je suis morte
Si l’on te trouve ici!
Viens! on frappe à la porte!
Ô fureur!
Ô sottise!
Adieu, adieu, par le jardin
Vous pouvez échapper.
Ô mon ange! à demain!
À demain! à demain!
Je connais donc enfin tout le prix de la vie,/Je puis donc à mon gré te traîner dans la vie,/Ô mon Faust bien-aimé! Je te donne ma vie!
Le bonheur m’apparaît, il m’appelle et je vais le saisir./Fier esprit! Le moment approche où je vais te saisir./L’amour s’est emparé de mon âme ravie,
L’amour s’est emparé de mon âme ravie,/Sans combler ton dévorant désir,/Il m’entraîne vers toi, te perdre, c’est mourir!
Il comblera bientôt mon dévorant désir./L’amour en t’enivrant doublera ta folie./Et le moment approche où je vais te saisir.
Un galant est dans ta maison
Holà! mère Oppenheim,