
作词 : Yves Dessca
作曲 : Yves Dessca
Moi, Jacopo, je peux dire qu'il souffrait
Monsieur le Comte
La nuit parfois
Je l'entendais gémir des heures entières
Marchant de long en large comme un forcené
Prononçant mille fois le nom de Mercédès
La maudissant de l'avoir abandonné
Et pourtant, Mercédès
La comtesse de Morcef, comme on l'appelait désormais
Était loin d'être la femme oublieuse et heureuse
Que monsieur le comte imaginait
Ma vie n'est que du théâtre
Où j'ai l'air comblé de tout
Seul m'y manque le bonheur
Mais il manque beaucoup
Ma vie n'est qu'un long chemin
De jours qui languissent et traînent
Et ne courent qu'après leur
Trois cent soixante cinquième
Edmond Dantès, mon amour
Après tout ce temps passé
Depuis ta mort pas un jour
Ta mémoire ne m'a quittée
Fernand n'a jamais comblé
Le vide ouvert dans mon cœur
Seul mon fils a prolongé
Le souvenir du bonheur
Et Madame Mondego
Moi, Comtesse de Morcef
J'aime encore l'homme pour qui
Je n'étais que Mercédès
Paris et tous les honneurs
Sont de bien tristes soleils
Pour celle qu'Edmond retrouvait
Dans la lumière de Marseille
Qui peut dire combien tu m'as manqué
Mon amour, toi que j'ai tant aimé ...
Il y'a-t-il quelqu'un sur terre
Qui puisse un jour me montrer
Sous quelle pierre tu reposes
Ou aller m'agenouiller
Que je vienne te parler
A la porte du néant
Peut-être enfin t'entendre
Dans le murmure du vent
Que je vienne te parler
A la porte du néant
Edmond Dantès, mon amour
Mon amour toujours vivant